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MAD STOF

Interprète

Pays : France


Christrophe Kovacs

Christrophe Kovacs, à la tête du label de Psytrance Newom, se veut porteur d'un message de spiritualité et de musicalité. Dans cet entretien, celui qui fut aux premières loges du mouvement techno revient sur la décennie écoulée, la naissance et l'évolution du mouvement psychédélique dans la musique électronique.

On te connaît sous de multiples pseudos et portant multiples casquettes... Peux-tu nous résumer ton parcours ?

Christophe Kovacs : Je suis d'origine hongroise, j'ai toujours baigné dans un univers musical car ma mère était pianiste concertiste. J'ai commencé en 1976 avec mes potes du lycée dans un groupe très influencé par Gong, le Têtard Pétard... Puis j'ai fait du jazz-rock, j'ai évolué vers le disco funk jusqu'à ma rencontre avec Fred Montabor, le clavier d'un autre groupe de funk qui m'a branché avec Gang Plus, un groupe de fusion. Avec eux j'ai rencontré tout un tas d'artistes pour lesquels j'ai tenu les claviers (Real Atletico, Tomawak, Rachid Taha.) à l'Hôpital Ephémère.

Comment en es-tu venu à monter un label de Psytrance ?

CK : C'est après cette période intense de prestation de services que j'ai décidé de monter en 1987 mon propre label, Newom, avec Moshé Naïm. J'ai sorti mon premier cd (« Krystoz ») tout en continuant à programmer pour pas mal d'artistes - notamment Greg Munson, un champion de surf américain -, mais également pour la pub ou la télé. Puis un jour Stef avec qui je jouais pour Tomawak m'a branché sur les débuts de la techno. C'était en 1990 et je suis parti en Angleterre interviewer KLF. Là-bas, j'ai rencontré Jimmy Cauty et Alex Paterson juste avant qu'ils ne soient connus. C'est à cette époque que la Trance a vu le jour ou plus précisément la « Goa Psy ...

Christrophe Kovacs

Christrophe Kovacs, à la tête du label de Psytrance Newom, se veut porteur d'un message de spiritualité et de musicalité. Dans cet entretien, celui qui fut aux premières loges du mouvement techno revient sur la décennie écoulée, la naissance et l'évolution du mouvement psychédélique dans la musique électronique.

On te connaît sous de multiples pseudos et portant multiples casquettes... Peux-tu nous résumer ton parcours ?

Christophe Kovacs : Je suis d'origine hongroise, j'ai toujours baigné dans un univers musical car ma mère était pianiste concertiste. J'ai commencé en 1976 avec mes potes du lycée dans un groupe très influencé par Gong, le Têtard Pétard... Puis j'ai fait du jazz-rock, j'ai évolué vers le disco funk jusqu'à ma rencontre avec Fred Montabor, le clavier d'un autre groupe de funk qui m'a branché avec Gang Plus, un groupe de fusion. Avec eux j'ai rencontré tout un tas d'artistes pour lesquels j'ai tenu les claviers (Real Atletico, Tomawak, Rachid Taha.) à l'Hôpital Ephémère.

Comment en es-tu venu à monter un label de Psytrance ?

CK : C'est après cette période intense de prestation de services que j'ai décidé de monter en 1987 mon propre label, Newom, avec Moshé Naïm. J'ai sorti mon premier cd (« Krystoz ») tout en continuant à programmer pour pas mal d'artistes - notamment Greg Munson, un champion de surf américain -, mais également pour la pub ou la télé. Puis un jour Stef avec qui je jouais pour Tomawak m'a branché sur les débuts de la techno. C'était en 1990 et je suis parti en Angleterre interviewer KLF. Là-bas, j'ai rencontré Jimmy Cauty et Alex Paterson juste avant qu'ils ne soient connus. C'est à cette époque que la Trance a vu le jour ou plus précisément la « Goa Psychédélique ». Je suis rentré dans le milieu des raves en 92 pour filmer le premier live de Juno Reactor dans une TBE et depuis je ne les ai pas quittés, filmant toutes les raves de cette organisation avec Yayo, le premier DJ Goa (je possède une énorme banque d'images sur le sujet). J'ai commencé à faire de la Psytrance en 93, puis sous le pseudo de Mad Stof en 96. Après ont suivi les autres projets qui alimentent mon label (Psyquest, Electric Gipsy, Chris Blacksmith,...). Je suis aujourd'hui le producteur et le manager du label Newom.

Comment as-tu vécu la naissance du psychédélisme dans la techno ?

CK : La plupart des gens qui font de la musique trance ont une culture psychédélique qui date de la première période (Jimi Hendrix, Gong, Soft Machine, Pink Floyd) et sont très influencés par la mystique de l'Inde et le symbole OM que l'on retrouve sur la plupart des productions de labels comme TIP, Twisted Rec, Blue Room, Return to the Source... Le concept est assez universel : les Israéliens y ont adhéré avec des groupes comme Astral Projection, les Allemands avec X Dream, les Italiens avec Etnica. Sans oublier le Japonais Tsuyochi Suzuki et son Matsuri, ainsi que l'Américain Goa Gill et ses sets de plus de 10h !... En France le label Pof a produit de belles pièces aussi. Total Eclipse, Blue Planète et 3d Vision ont également marqué cet univers.

Doit-on rattacher ce mouvement psyché à la Trance ?

CK : La Psytrance est conçue d'une autre manière que la Trance, faite par les majors à coup de marketing et de pub télé. Ici, les producteurs sont indépendants et agissent avec un soucis d'authenticité et de qualité, avec un parti-pris artistique et une réelle ouverture d'esprit. Ils tachent d'inventer une nouvelle musique, contrairement à la Trance qui se contente de copier sans feeling. Souhaitons qu'un jour le public et les magasins fassent la différence. En fait la Psytrance est une des nouvelles musiques psychédéliques, la seule à mon avis capable de mélanger sensualité et spirit mystique.

Comment évolue la Trance aujourd'hui, comment est organisé le mouvement ?

CK : Je souhaite vraiment que ce style évolue vers « la musique » plutôt que vers le bruit, il y a la techno pour ça, là est toute la différence et je m'y attelle tous les jours. Il y a encore des efforts à faire car en ce moment, par soucis de plaire, elle ressemble plutôt à de la techno trop rythmique, pas assez mélodique, ne s'adressant qu'aux cakras du bas, ne tenant pas compte des autres couleurs qui ouvrent la conscience, au profit d'une pseudo efficacité sur le dance floor. On retrouve aussi de la psyché dans certaines musiques « ambient », notamment sur le label canadien Interchill . Avec mon label et Psyquest, j'ai toujours donné une place prépondérante à la mélodie et aux solos, c'est ce qui me différencie de tous les autres, je pense.

avec l' aimable autorisation de Gizmoland.com

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