Musique en ligne

ETIENNE RODA-GIL

Auteur, Compositeur

Pays : France

Naissance : 1er août 1941 - Septfonds, FRA

Décés : 28 mai 2004 - Paris, FRA


La légende veut qu'un beau jour de la fin des années 60, dans un café du Quartier Latin, un jeune homme qui allait devenir Julien Clerc ait lancé à la cantonade: "Y'a-t-il ici quelqu'un qui veuille écrire des paroles de chansons pour moi ?" Roda-Gil, qui était déjà Roda-Gil aurait répliqué: "moi!" du fond de la salle, et on connaît la suite... "La Cavalerie", "La Californie", "Le Caravanier", "Le patineur", "C'est une andalouse", "Ce n'est rien", "Ca fait pleurer le bon dieu", "Poissons morts", "La fille de la véranda", "Si on chantait", "Danses-y", "Elle voulait qu'on l'appelle Venise", "This melody", "Souffrir par toi n'est pas souffrir", "Le coeur volcan", "Ballade pour un fou", "Jouez violons, sonnez crécelles', "Niagara",...

Entre le fils d'émigrés républicains espagnols, plutôt surréalisant et romantique, et le beau ténébreux à l'oeil de velours et à la voix frémissante, il se passera quelque chose d'unique, une osmose totale qui produira quelques dizaines de classiques de la chanson, et ce n'est pas rien! Un peu plus tard, un autre compositeur de poids international, Mort Shuman, interprétera à son tour Roda: "Amérika", son premier album, contenait "Le lac majeur", "Brooklyn by the sea", "Shami-sha", et "L'imperméable anglais". Suivra la comédie musicale "36, le Front populaire" conçue avec Jean-Pierre Bourtayre et Jean-Claude Petit, ses éternels complices. Avec les mêmes, il écrit "Alexandrie, Alexandra" et "Magnolias for ever", derniers enregistrements de Claude François. Viendront ensuite bien d'autres interprètes avec autant de succès que de "joyaux d'albums", tels que "Balançoire en feu" (Malicorne), "Le bourreau" (Barbara), "Geronimo" (Catherine Lara)...

Puis, comme dans toute carrière digne de ce nom, Roda se f ...

La légende veut qu'un beau jour de la fin des années 60, dans un café du Quartier Latin, un jeune homme qui allait devenir Julien Clerc ait lancé à la cantonade: "Y'a-t-il ici quelqu'un qui veuille écrire des paroles de chansons pour moi ?" Roda-Gil, qui était déjà Roda-Gil aurait répliqué: "moi!" du fond de la salle, et on connaît la suite... "La Cavalerie", "La Californie", "Le Caravanier", "Le patineur", "C'est une andalouse", "Ce n'est rien", "Ca fait pleurer le bon dieu", "Poissons morts", "La fille de la véranda", "Si on chantait", "Danses-y", "Elle voulait qu'on l'appelle Venise", "This melody", "Souffrir par toi n'est pas souffrir", "Le coeur volcan", "Ballade pour un fou", "Jouez violons, sonnez crécelles', "Niagara",...

Entre le fils d'émigrés républicains espagnols, plutôt surréalisant et romantique, et le beau ténébreux à l'oeil de velours et à la voix frémissante, il se passera quelque chose d'unique, une osmose totale qui produira quelques dizaines de classiques de la chanson, et ce n'est pas rien! Un peu plus tard, un autre compositeur de poids international, Mort Shuman, interprétera à son tour Roda: "Amérika", son premier album, contenait "Le lac majeur", "Brooklyn by the sea", "Shami-sha", et "L'imperméable anglais". Suivra la comédie musicale "36, le Front populaire" conçue avec Jean-Pierre Bourtayre et Jean-Claude Petit, ses éternels complices. Avec les mêmes, il écrit "Alexandrie, Alexandra" et "Magnolias for ever", derniers enregistrements de Claude François. Viendront ensuite bien d'autres interprètes avec autant de succès que de "joyaux d'albums", tels que "Balançoire en feu" (Malicorne), "Le bourreau" (Barbara), "Geronimo" (Catherine Lara)...

Puis, comme dans toute carrière digne de ce nom, Roda se fabrique un désert, fier et solitaire face à la vague montante des auteurs-compositeurs-interprètes: il publie aux Editions du Seuil "La Porte marine", "longue chanson symboliste et moderne, dont cette fois il veut être la voix". Séduit par le livre, Andrzej Zulawski lui demande l'adaptation de "l'Idiot" de Dostoïevski, qui deviendra "L'amour braque", dont il signera aussi les dialogues (un autre livre suivra bien plus tard, "Malapata").

Et c'est le grand retour à la chanson avec Vanessa Paradis: "Joe le taxi" sera numéro 1 un peu partout dans le monde, du Japon à Singapour, de Londres à Rio, suivi de "Marilyn et John", "Maxou", "Manolo manolete". Et comme un succès n'arrive jamais seul, Etienne s'attaque alors à l'Himalaya de la chanson, Johnny en personne, en "Cadillac" cette fois après le taxi, co-signant avec David Hallyday un nouveau tube de l'idole, "Mirador".

Tel est Roda-Gil, jongleur de mots et flambeur de génie, toujours prêt à dynamiter la métrique classique, champion toutes catégories du second degré dans un art qui ne brûle trop souvent qu'au premier. Un parolier hors pair qui, au passage, reçut en 1989, le Grand Prix de la Chanson de la Sacem et en 1993, le Prix Vincent Scotto pour sa chanson "Utile" avec Julien Clerc. Une année 93 particulièrement prolifique, d'ailleurs, puisqu'il a également écrit et produit le dernier album de Juliette Gréco, sans oublier bien sûr son dernier titre mémorable pour le Parc des Princes de Johnny: "Je serai là".

Son secret ? Très simple: un coeur volcan qui bat très fort sous sa tignasse, l'Espagne de Lorca, la Catalogne libre d'Orwell, la nostalgie d'une musique qui changerait le monde, pointant un peu leurs cornes chaque nuit pour inspirer notre plus singulier auteur de chansons. Un écrivain au pays du Top.

Etienne RODA-GIL

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