Musique en ligne

FéLIX LECLERC

Auteur, Compositeur, Interprète

Pays : Canada

Naissance : 05-08-1914

Décés : 08-08-1988


Né à Latuque en 1914 au Canada, disparu à l'Ile d'Orléans en 1988.- Auteur- compositeur - interprète - comédien et écrivain

Félix Leclerc fait ses études classiques à Ottawa, puis occupe divers emplois de manoeuvre en Mauricie. En 1934, il devient annonceur radiophonique à CHRC (Québec). Initié à la guitare par Louis Angellilo (père du bassiste Vic Angellilo), Félix Leclerc compose cette année-là sa première chanson, Notre Sentier. En 1937, il travaille à la station CHLN de Trois-Rivières où il écrit ses premiers textes radiophoniques. Avec l'écrivain Yves Thériault, il y chante sous le pseudonyme d'Illya dans l'émission Illya et Gomez. En 1939, Félix Leclerc entre au service de la SRC à Montréal et se lie d'amitié avec le jeune réalisateur Guy Mauffette qui lui fait interpréter sa chanson Notre sentier dans le radioroman Le restaurant d'en face (1939). Leclerc participe également aux radioromans Un homme et son péché de Claude-Henri Grignon et Vie de famille de Henry Deyglun. Il anime Je me souviens (1941) et commence à lire en ondes des contes de la nature qui connaissent assez de succès pour être édités sous les titres Adagio (1943), Allegro et Andante (1944). Passionné d'écriture, Félix Leclerc se retire sur l'Île d'Orléans en juin 1946 et complète le roman Le fou de l'Île, qui ne paraîtra qu'en 1958, à Paris, et le récit autobiographique Pieds nus dans l'aube, qui est édité en décembre 1946. Toujours à la radio de SRC, il anime à cette époque L'encan des rêves, Théâtre dans ma guitare et La ruelle des songes.Avec les Compagnons de Saint-Laurent, troupe théâtrale avec laquelle il se produit par intermittence depuis 1942, Félix Leclerc joue dans deux pièces de Molière à Boston. En 1947, la troupe crée  ...

Né à Latuque en 1914 au Canada, disparu à l'Ile d'Orléans en 1988.- Auteur- compositeur - interprète - comédien et écrivain

Félix Leclerc fait ses études classiques à Ottawa, puis occupe divers emplois de manoeuvre en Mauricie. En 1934, il devient annonceur radiophonique à CHRC (Québec). Initié à la guitare par Louis Angellilo (père du bassiste Vic Angellilo), Félix Leclerc compose cette année-là sa première chanson, Notre Sentier. En 1937, il travaille à la station CHLN de Trois-Rivières où il écrit ses premiers textes radiophoniques. Avec l'écrivain Yves Thériault, il y chante sous le pseudonyme d'Illya dans l'émission Illya et Gomez. En 1939, Félix Leclerc entre au service de la SRC à Montréal et se lie d'amitié avec le jeune réalisateur Guy Mauffette qui lui fait interpréter sa chanson Notre sentier dans le radioroman Le restaurant d'en face (1939). Leclerc participe également aux radioromans Un homme et son péché de Claude-Henri Grignon et Vie de famille de Henry Deyglun. Il anime Je me souviens (1941) et commence à lire en ondes des contes de la nature qui connaissent assez de succès pour être édités sous les titres Adagio (1943), Allegro et Andante (1944). Passionné d'écriture, Félix Leclerc se retire sur l'Île d'Orléans en juin 1946 et complète le roman Le fou de l'Île, qui ne paraîtra qu'en 1958, à Paris, et le récit autobiographique Pieds nus dans l'aube, qui est édité en décembre 1946. Toujours à la radio de SRC, il anime à cette époque L'encan des rêves, Théâtre dans ma guitare et La ruelle des songes.Avec les Compagnons de Saint-Laurent, troupe théâtrale avec laquelle il se produit par intermittence depuis 1942, Félix Leclerc joue dans deux pièces de Molière à Boston. En 1947, la troupe crée sa pièce Maluron au théâtre du Gésu à Montréal. Félix Leclerc fonde ensuite, avec Guy Mauffette et Yves Viens, la Compagnie VLM qui met en scène en 1948 sa pièce Le petit bonheur. L'année suivante, il publie Dialogues d'hommes et de bêtes. Pouvant difficilement vivre de la radio et de son écriture, Félix Leclerc se produit également comme chansonnier. Mais, s'il est apprécié par un public de jeunes initiés, ses chansons de la nature intéressent peu les citadins.En juin 1950, Jacques Normand fait entendre à l'imprésario français Jacques Canetti un enregistrement "maison" de la chanson Le train du nord de Félix Leclerc. Impressionné, Canetti lui fait enregistrer sur le champ une douzaine de chansons aux studios de CKVL et lui offre un contrat de cinq ans avec la maison Polydor. Six mois plus tard, il propose à Leclerc un engagement de trois semaines à l'ABC de Paris, en première partie des COMPAGNONS DE LA CHANSON. Avec ses bottes, sa veste à carreaux et sa guitare, Félix Leclerc, dit le Canadien, y remporte le soir du 22 décembre 1950 un véritable triomphe. Il tient ensuite pendant 14 mois l'affiche des Trois Baudets (de Canetti), puis effectue des tournées en France, ailleurs en Europe et au Proche-Orient. Il enregistre un premier album qui contient Le train du nord, Bozo, Le roi heureux, Contumace, l'Hymne au Printemps, le Petit Bonheur, Écho, Francis et Moi, mes souliers, chanson qui remporte un grand prix de l'Académie Charles-Cros en 1951. Au Québec, c'est la stupeur. Le paysan dont on se moquait gentiment hier a conquis le monde sans rien changer à son allure, à ses textes ou à sa langue! D'un coup, la chanson québécoise vient de gagner ses lettres de noblesse.Félix Leclerc publie les pièces Théâtre de village (1951) et Le hamac dans les voiles (1952). Au cours d'un bref séjour au Québec au printemps 1951, il est reçu en grandes pompes à l'Hôtel de Ville de Montréal et donne quelques spectacles au Continental, boîte qu'anime Jacques Normand. Suivent deux années de tournées ininterrompues en Europe où Félix Leclerc, déjà considéré comme un grand de la chanson, suscite l'admiration de jeunes débutants comme Jacques Brel et Georges Brassens. Revenu au Québec, en 1953, il triomphe au Continental. Sa pièce Le petit bonheur est jouée à Lausanne (70 représentations). Quelques mois auparavant, Les péchés dans le hall avait été jouée à la radio de la SRC. En 1956, le Théâtre du Rideau Vert crée Sonnez les matines, pièce qui sera reprise en 1959 à Montréal et à Québec. Se considérant avant tout comme un écrivain, Félix Leclerc refuse la plupart des contrats qu'on lui offre, y compris un passage au Ed Sullivan Show (CBS) et des spectacles à Las Vegas. Pour la télévision de la SRC, il écrit le téléroman Nérée Tousignant (1956), des sketches pour l'émission Eaux vives, et le téléthéâtre Village du refus (1957). Il publie les pièces de théâtre Moi mes souliers (1955), Sonnez les matines (1956), Le fou de l'île (1958) et Le petit bonheur. Il remporte à nouveau un grand prix de l'Académie Charles-Cros en 1958 pour son deuxième album (1957) qui comprend notamment Comme Abraham, Attends-moi ti-gars, Un petit soulier rose, Prière bohémienne, Ce matin-là et Le Québécois. En 1959, Charles Apothéloz devient son imprésario et lui obtient une tournée de huit mois en Europe. Félix Leclerc enregistre sur son troisième album (1959) Tirelou, L'héritage et Tour de reins.Félix Leclerc commence à fréquenter les nouvelles boîtes à chansons comme la Butte à Mathieu. Il publie en 1961 Calepins d'un flâneur. Parue l'année suivante, sa pièce L'auberge des morts subites est jouée 153 fois au Gésu à Montréal et un peu partout en tournée. Félix Leclerc enregistre à Paris un nouvel album (1962) avec des chansons comme Le bal, Le roi heureux, MacPherson, Notre sentier et Ton visage de Jean-Pierre Ferland. En 1964, il endisque de nouvelles compositions, dont Premier amour, La valse à Joseph et Y a des amours, et réenregistre certains de ses premiers succès. La même année, la SRC présente son téléthéâtre Le roi viendra demain. Félix Leclerc reçoit une subvention pour aller présenter la pièce Le petit bonheur à Paris. Après 50 représentations, la presse française est partagée. Les relations de Leclerc avec la presse québécoise, qui accentue ce demi-succès, s'enveniment. Après l'échec de la comédie Les temples présentée à la Comédie-Canadienne en 1966, Félix Leclerc quitte le Québec et s'installe en Suisse. Après un triomphe à Bobino à Paris et une tournée européenne, il revient donner un spectacle à la Place des Arts de Montréal en novembre 1967. Il publie Chansons pour tes yeux en 1968, et, l'année suivante, vient chanter au Festival d'été de Québec. En 1970, le poète de 56 ans se réinstalle au Québec, dans une maison de l'Île d'Orléans qu'il bâtit lui-même.S'étant jusque-là toujours tenu à l'écart du débat politique québécois, Félix Leclerc devient l'un des plus farouches partisans de l'indépendance du Québec suite à l'imposition par le gouvernement fédéral des mesures de guerre au Québec en 1970. Il publie en 1972 l'album L'alouette en colère qui comprend notamment, outre la pièce titre, la chanson Les 100 000 façons de tuer un homme. En 1973, l'Académie Charles-Cros lui remet un prix pour l'ensemble de son oeuvre. Sa pièce La peur à Raoul est jouée à Québec et il effectue une importante tournée en Europe francophone où il est encore adulé. En août 1974, Félix Leclerc, Gilles Vignault et Robert Charlebois, trois générations de chansonniers québécois, triomphent sur les plaines d'Abraham à Québec dans le cadre de la Superfrancofête. L'événement donne lieu à l'album J'ai vu le loup, le renard, le lion. Félix Leclerc publie à cette époque les pièces de théâtre Carcajou ou le diable des bois (1973) et L'ancêtre (1974).En 1975, année où la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal lui décerne le prix de musique Calixa-Lavallée, Félix Leclerc amorce avec l'orchestrateur François Dompierre une collaboration musicale d'où naît, notamment, la magistrale chanson Le tour de l'Ile. Sur l'album du même titre, Leclerc enregistre, entre autres, La complainte du Phoque en Alaska de Beau Dommage et Sors-moi donc, Albert. Toujours en 1975, Félix Leclerc effectue une autre tournée en France qui culmine par 42 représentations et un enregistrement du spectacle Merci la France au Théâtre Montparnasse à Paris en décembre. En 1976, il reçoit un diplôme d'honneur de la Conférence canadienne des arts et donne un spectacle avec Claude Léveillée au Théâtre de l'Île d'Orléans (album Le temps d'une saison). Suite à l'élection du Parti québécois le 15 novembre 1976, Félix Leclerc écrit L'an un et La nuit du 15 novembre qu'on retrouve sur l'album Mon fils (1978).En 1977, le gouvernement du Québec décerne à Félix Leclerc le prix Denise-Pelletier pour l'ensemble de son oeuvre théâtrale. En mai, après une dernière tournée en France, Leclerc travaille dans l'intimité avec Beau Dommage. Une douzaine de chansons, inédites à ce jour, sont enregistrées. Il publie en 1978 le recueil de pensées Le petit livre bleu de Félix et et enregistrera l'album Mon fils, qui deviendra son testament musical. En février 1979, il publie dans le magazine Actualité un texte incitant les gens à voter oui au référendum ("Le jour du référendum..."). En avril, il enregistre, sur des enregistrements de François Dompierre, 36 de ses plus belles chansons qui seront regroupées en un coffret de trois disques intitulé Chansons dans la mémoire longtemps. Sur des musiques d'ambiance de Claude Léveillée, il endisque également les contes La légende du petit ours gris et Le journal d'un chien, son dernier enregistrement. Toujours en 1979, Félix Leclerc accepte de prêter son prénom aux trophées distribués par l'Association de l'industrie du disque et du spectacle québécois. L'ADISQ lui décerne son trophée "Témoignage" au cours de son premier gala.De 1980 à 1984, Félix Leclerc vit en retrait sur ses terres de l'Île d'Orléans. Il publie Rêves à vendre (1984), un recueil de maximes politiques et philosophiques qui constitue la suite des Calepins d'un flâneur publiés en 1961. À l'instigation de son ami Jean-Pierre Ferland, il écrit et participe à Rêves à vendre, un spécial télévisé diffusé le 13 janvier 1985 (SRC). On le revoit également dans En cerf-volant le Québec (SRC, 1985). Le 26 juin 1985, Félix Leclerc est reçu de l'Ordre national des Québécois par le premier ministre René Lévesque. En 1987, l'album Merci Félix de la chanteuse Johanne Blouin grimpe en tête des palmarès, faisant découvrir le chansonnier à toute une nouvelle génération. Parue sur cet album, la chanson Le p'tit bonheur remportera le Grand Prix Radio-Mutuel de la chanson québécoise de 1988, décerné d'après le vote populaire. En 1988, Félix Leclerc projette de mettre sur pied une fondation qui viendrait en aide aux jeunes débutants de la chanson et termine un autre volume de ses Calepins d'un flâneur qu'il doit publier à l'automne (Dernier calepin, 1988). Mais il s'éteint dans son sommeil au matin du 8 août 1988.Parmi les livres consacrés à l'oeuvre et à la vie de Félix Leclerc, citons les recueils de paroles et musiques de chansons ou de textes: Les chansons de Félix Leclerc le Canadien (Paris, Éditions Raoul Breton, 1950), 12 chansons de Félix Leclerc (Montréal, Éditions Archambault, 1958), Les chansons de Félix Leclerc (Paris, Éditions métropolitaines, 1960), 24 chansons (Paris, Éditions Intersong) et Le choix de Félix Leclerc dans l'oeuvre de Félix Leclerc (textes choisis par Félix Leclerc; Presses Laurentiennes, Montréal, 1983); les analyses de textes et de chansons: Félix Leclerc (par Luc Bérimont, Paris, Seghers, 1964), L'univers poétique de Félix Leclerc (par Soeur Gabriel-de-L'addolorata, thèse de maîtrise, Université de Montréal, 1964), Les thèmes de Félix Leclerc (par Carmel Despins, thèse de maîtrise, Université Laval, 1967), L'univers poétique de Félix Leclerc (par Jean-Claude Le Pennec, Fides, Montréal, 1967), Félix Leclerc (par Roland Charland, Montréal, Fides, 1967) et Cent chansons (par Jean Dufour et Marie-Josée Chauvin, Montréal, Fides, 1970); les essais biographiques: Félix Leclerc tel que raconté par sa femme (par Jean-Paul Sylvain, Ottawa, Éditions de l'Homme, 1968), Le roi heureux (par Jacques Bertin, Paris, Éditions Arléa, 1986), Félix Leclerc, roi, poète et chanteur (par Jean-Paul Sermonte, Paris, Éditions Le Rocher, 1989) et Les adieux du Québec à Félix Leclerc (témoignages d'amis et de collaborateurs, Éditions Guérin littérature, 1989).Félix Leclerc fut le sujet des films Félix Leclerc troubadour (ONF, 1958), La vie (ONF, 1967), et C'est la première fois que je chante (ONF, 1988). Il a participé au film Les brûlés (ONF, 1959) et chanta sur les documentaires La drave (ONF, 1957) et Manic 5 (Hydro-Québec, 1965). Il fut enfin l'animateur des Légendes du Canada français, émissions de télévision produites dans les années 1970 par Vidéo Club d'Amérique et diffusées par CFTM.Depuis les années 1960, le nom de Félix Leclerc fut donné à quelques écoles, rues et édifices québécois. De 1965 à 1969 inclusivement, le Festival du disque décerna le trophée Félix-Leclerc à l'auteur de la meilleure chanson canadienne.

Source : Extrait du DICTIONNAIRE DE LA MUSIQUE POPULAIRE AU QUÉBEC - 1955-1992, de Robert Thérien et Isabelle d'Amours; publié chez l'INSTITUT QUÉBÉCOIS DE RECHERCHE SUR LA CULTURE, Québec, 1992 avec nos remerciements.

Félix LECLERC

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