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JEAN DRÉJAC

Naissance : 3 juin 1921 - Grenoble, FRA

Décés : 11 août 2003 - Paris, FRA


Jean Dréjac, qui est par ailleurs fils de gantiers, est né à Grenoble, en 1921, sous le nom de Jean Brun. À l'âge de dix-sept ans, il se lance dans le music-hall. Il se joint alors à un groupe amateur local. Entre les oeuvres de Trenet ou de Misraki, il n'hésite pas à intégrer ses propres compositions à leur spectacle. En solo, cette fois, il participe et gagne un concours organisé par Radio Cité, ce qui l'incite à monter à Paris.

Là-bas, il se produit sur diverses petites scènes dont le Petit Casino, Les Folies-bergères et Le Concert Pacra. Mais surtout, il rencontre, en 1943, le compositeur Borel-Clerc, avec lequel il écrit Ah! Le petit vin blanc, chantée par Lina Margy. Mais le succès ne viendra qu'après la guerre, après plusieurs tournées et le Cour Simon.

Suite à ce succès d'envergure, Jean Dréjac crée Le petit bal du samedi soir pour Georges Guétary (1946) et Les quais de la Seine pour Lucienne Delyle (1947). Parmi ses premiers interprètes, figurent également Jean Lumière (Maman, vous êtes jolie) et Jacques Hélian (plusieurs chansons dont L'amour vient de naître, en 1951 et Ainsi va le destin, en 1952).

Cependant, il faut attendre les années cinquante pour que la carrière de l'auteur prenne véritablement son ampleur. C'est en effet pendant cette période que la plus grande interprète d'alors, c'est-à-dire Édith Piaf, met à son répertoire des chansons de Jean Dréjac. D'abord, elle chante Le chemin de forains (1955), une chanson qui sera reprise par Jean-Claude Pascal. Mais c'est surtout L'homme à la moto, l'année suivante, qui remporte le succès. La chanson connaît même une seconde carrière grâce à l'interprétation de Nicoletta, en 1967.

En 1950, une chanson sur Paris va devenir un symbole immortel de  ...

Jean Dréjac, qui est par ailleurs fils de gantiers, est né à Grenoble, en 1921, sous le nom de Jean Brun. À l'âge de dix-sept ans, il se lance dans le music-hall. Il se joint alors à un groupe amateur local. Entre les oeuvres de Trenet ou de Misraki, il n'hésite pas à intégrer ses propres compositions à leur spectacle. En solo, cette fois, il participe et gagne un concours organisé par Radio Cité, ce qui l'incite à monter à Paris.

Là-bas, il se produit sur diverses petites scènes dont le Petit Casino, Les Folies-bergères et Le Concert Pacra. Mais surtout, il rencontre, en 1943, le compositeur Borel-Clerc, avec lequel il écrit Ah! Le petit vin blanc, chantée par Lina Margy. Mais le succès ne viendra qu'après la guerre, après plusieurs tournées et le Cour Simon.

Suite à ce succès d'envergure, Jean Dréjac crée Le petit bal du samedi soir pour Georges Guétary (1946) et Les quais de la Seine pour Lucienne Delyle (1947). Parmi ses premiers interprètes, figurent également Jean Lumière (Maman, vous êtes jolie) et Jacques Hélian (plusieurs chansons dont L'amour vient de naître, en 1951 et Ainsi va le destin, en 1952).

Cependant, il faut attendre les années cinquante pour que la carrière de l'auteur prenne véritablement son ampleur. C'est en effet pendant cette période que la plus grande interprète d'alors, c'est-à-dire Édith Piaf, met à son répertoire des chansons de Jean Dréjac. D'abord, elle chante Le chemin de forains (1955), une chanson qui sera reprise par Jean-Claude Pascal. Mais c'est surtout L'homme à la moto, l'année suivante, qui remporte le succès. La chanson connaît même une seconde carrière grâce à l'interprétation de Nicoletta, en 1967.

En 1950, une chanson sur Paris va devenir un symbole immortel de la capitale de France. Cette chanson c'est bien sûr Sous le ciel de Paris. C'est avec Hubert Giraud, pour le film de Julien Duvivier, que Jean Dréjac créé cette chanson. Plusieurs interprètes la magnifieront au fil des années dont Édith Piaf, Juliette Gréco et Les Compagnons de la chanson.

Par ailleurs, plusieurs grandes vedettes des années cinquante apprécieront le talent de Jean Dréjac. D'abord, Lina Margy, n'hésite pas, suite au succès remporté avec Le petit vin blanc, à ajouter d'autres morceaux de l'auteur à son répertoire dont Sur la côte d'Azur, en 1950. Annie Cordy chante également l'auteur de talent, sur la musique de Jean Constantin. La chanson ainsi créée, en 1954, s'intitule Fleur de papillon, et connaîtra le succès que l'on sait.

Ensuite, ce sera au tour de Maurice Chevalier (Mimi la blonde), Dany Dauberson (C'est la vie, 1957), Les Frères Jacques (Le petit homard), Anny Gould (Est-ce un péché), Lisette Jambel (Une petite île, 1952), Marie-Josée (Derrière le gris y'a du bleu, 1954), Jacques Pills (Ma petite rime, 1954) et Jean Sablon (La chanson de Paris, 1950) d'interpréter Jean Dréjac.

Yves Montand se laisse également charmer par les chansons de l'auteur. Il crée ainsi Rengaine ta rengaine (1961), La chansonette (1961) et La musique (1968), chansons remportant beaucoup de succès. D'ailleurs, au début des années soixante, plusieurs vedettes de la décennie précédente enregistrent des chansons signées par Jean Dréjac : Dalida (L'arlequin de Tolède, 1960, chanson aussi interprétée par Les Compagnons de la chanson), Jacqueline François (Le soleil de Pigalle, 1961), Juliette Gréco (La cuisine, 1960), Jean-Claude Pascal (Ma muse, 1960, Papa est poète, 1961), Patachou (Faut pas gamberger, 1960), Line Renaud (Mon amour, 1961), Tino Rossi (Brasilia mon amour, 1963) et John William (Drouchka), notamment.

Mais, pendant cette période, de nouveaux venus viennent également s'ajouter à liste des interprètes de l'auteur, qui revient à une carrière d'interprète puisqu'il sort un album en 1961, Jean Dréjac chante. Parmi ces nouveaux interprètes, on compte Marcel Amont. Ce dernier enregistre plusieurs chansons écrites par Dréjac dont Bleu, blanc, blond (1960), La chanson du grillon (1960) et Dans le coeur de ma blonde (1961).

France Gall et Colette Deréal font également partie de ces nouveaux interprètes. La première chante Je me marie en blanc (1966) et la seconde Et voilà c'est l'amour (1961, également enregistrée par Christiane Legrand). Par ailleurs, Sacha Distel enregistre, en 1962, Bon vent ma jolie.

C'est aussi pendant les années soixante que la collaboration entre Jean Dréjac et Michel Legrand remporte le succès. En effet, en 1965, Michel enregistre avec succès Comme elle est longue à mourir ma jeunesse. Les deux hommes se sont connus à la fin des années quarante aux éditions Jacques Hélian où la mère de Michel travaille. Ils écrivent alors une chanson intitulée Je cherche un appartement, qui ne fut jamais interprétée. Cette collaboration donnera également naissance à de purs merveilles chantées (par Michel) comme Oum le dauphin (1970), L'été 42 (1975), Le messager (1975) ou Un ami s'en est allé (1975). Par ailleurs, plusieurs chansons de ce duo seront interprétées par d'autres interprètes.

Parmi les interprètes fétiches de Jean Dréjac, on compte également Serge Reggiani. En 1971, ce dernier crée Dans ses yeux, Rupture et Édith. Par la suite, tout au long de sa carrière, l'interprète poursuivra cette fructueuse collaboration : C'est comme quand la mer se retire (1972), Contre vents et marées (1973), Le vieux costumes (1975), Les vieux gamins (1975) et plus récemment, Enfants soyez meilleurs que nous (2000) et Les quarantièmes rugissants (2000).

Enfin, le parcours de Jean Dréjac fut également marqué par d'autres interprètes prestigieux tels que Charles Aznavour (Je ne connais que toi, 1978) ou Mireille Mathieu. Cette dernière enregistre pendant les années soixante-dix plusieurs chansons de l'auteur : La valse bleue (1970), Veux-tu qu'on s'aime (1971), Les feux de la chandeleur (1973), Pour le meilleur et pour le pire (1973). Les Trois Ménestrels (Java poète, 1969), Les Choeurs de l'armée rouge (Octobre) et Renaud font aussi partie de la liste des interprètes de Jean Dréjac.

Avec une aussi longue et prestigieuse carrière, il était normal que l'auteur reçoive de nombreux prix : Grand Prix de la Chanson Française, Prix Edith Piaf, Prix du Komsomol soviétique etc. L'auteur est aussi un ardent défenseur de la chanson française. Il assurait la vice-présidence de la SACEM et etait actif au sein du Syndicat national des auteurs et des compositeurs (SNAC). Il s'est éteint au milieu de l'été 2003. Jean Dréjac etait un homme entier, que le destin a poussé vers l'écriture plutôt que vers l'interprétation. Ce qui ne l'a pas empêché d'enregistrer quelques disques au cours de sa carrière.

Jean DRÉJAC

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