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FRANCIS LOPEZ

Naissance : 15 juin 1916 - Montbéliard, FRA

Décés : 5 janvier 1995 - Paris, FRA


D'origine basque, même s'il est né à Montbéliard par inadvertance le 15 juin 1916, Francis Lopez connaît la célébrité avec La Belle de Cadix (1945) ; mais il a été déjà été remarqué grâce à " Robin des Bois " (chanson interprétée par Georges Guétary) et à quelques films : Destins (avec Tino Rossi) ou Le Cavalier Noir (Guétary).

Comme Scotto, Lopez avait un don mélodique extraordinaire. Comme son aîné, il sera raillé pour l'insuffisance supposée de ses connaissances musicales. Mais qu'importe ! Ses chansons, ses opérettes et ses films, ont apporté rêve et bonheur à des millions de ses contemporains.

Bien servi par des collaborateurs comme Raymond Vincy (textes), des orchestrateurs comme Jacques-Henri Rys et Paul Bonneau, par un directeur de théâtre comme Maurice Lehmann et par des stars, outre Luis Mariano, son interprète de prédilection sur scène et au cinéma, comme Georges Guétary, André Dassary, Tino Rossi, Rudy Hirigoyen, Annie Cordy ou Bourvil, Francis Lopez dominera le monde de la chanson (" Avec son tralala "), de l'opérette et du film musical (Violettes Impériales) de 1945 à la fin des années cinquante.

Au Châtelet, Pour Don Carlos (Guétary, 1950), Le Chanteur de Mexico (Mariano puis Hirigoyen, 1951, 905 représentations), La Toison d'Or (Dassary, Riedinger, 1954), Méditerranée (Tino Rossi, 1955) seront des triomphes.

Andalousie fera une belle carrière à la Gaîté-Lyrique (Mariano, 1947), tandis que sur d'autres scènes trois ouvrages moins ambitieux mais comportant des livrets plus élaborés feront recette : La Route Fleurie (Bourvil, Guétary, Annie Cordy) se jouera 4 ans à l'ABC (1952) avant la réussite de A la Jamaïque à la Porte Saint-Martin (Jane Sourza, Jacques Morel, Maria Candido, 1954).  ...

D'origine basque, même s'il est né à Montbéliard par inadvertance le 15 juin 1916, Francis Lopez connaît la célébrité avec La Belle de Cadix (1945) ; mais il a été déjà été remarqué grâce à " Robin des Bois " (chanson interprétée par Georges Guétary) et à quelques films : Destins (avec Tino Rossi) ou Le Cavalier Noir (Guétary).

Comme Scotto, Lopez avait un don mélodique extraordinaire. Comme son aîné, il sera raillé pour l'insuffisance supposée de ses connaissances musicales. Mais qu'importe ! Ses chansons, ses opérettes et ses films, ont apporté rêve et bonheur à des millions de ses contemporains.

Bien servi par des collaborateurs comme Raymond Vincy (textes), des orchestrateurs comme Jacques-Henri Rys et Paul Bonneau, par un directeur de théâtre comme Maurice Lehmann et par des stars, outre Luis Mariano, son interprète de prédilection sur scène et au cinéma, comme Georges Guétary, André Dassary, Tino Rossi, Rudy Hirigoyen, Annie Cordy ou Bourvil, Francis Lopez dominera le monde de la chanson (" Avec son tralala "), de l'opérette et du film musical (Violettes Impériales) de 1945 à la fin des années cinquante.

Au Châtelet, Pour Don Carlos (Guétary, 1950), Le Chanteur de Mexico (Mariano puis Hirigoyen, 1951, 905 représentations), La Toison d'Or (Dassary, Riedinger, 1954), Méditerranée (Tino Rossi, 1955) seront des triomphes.

Andalousie fera une belle carrière à la Gaîté-Lyrique (Mariano, 1947), tandis que sur d'autres scènes trois ouvrages moins ambitieux mais comportant des livrets plus élaborés feront recette : La Route Fleurie (Bourvil, Guétary, Annie Cordy) se jouera 4 ans à l'ABC (1952) avant la réussite de A la Jamaïque à la Porte Saint-Martin (Jane Sourza, Jacques Morel, Maria Candido, 1954). Auparavant, le tandem Lopez-Vincy avait donné Quatre Jours à Paris (Andrex, Genès, 1948), un ouvrage de la même veine.

La fin des années cinquante marque le début de l'essoufflement d'un style d'ouvrage qui saura mal se renouveler. Certes, les années soixante apporteront encore de belles satisfactions à Lopez. Si au Châtelet Le secret de Marco Polo ne se joue que dix mois (Mariano, 1959), Le Prince de Madrid (Mariano, 1967) totalise 553 représentations. À la Gaîté-Lyrique, Visa pour l'amour (Mariano, Cordy, 1961), où le compositeur s'investit dans des rythmes plus d'actualité (" Le twist des égoutiers "), la réussite est au rendez-vous tant à Paris qu'en province. Viva Napoli ! (Hirigoyen, Lille, 1969) n'est donné que cent fois dans la capitale l'année suivante mais connaît de beaux soirs en tournée. La décennie se termine avec cette malheureuse Caravelle d'Or (1969) que Luis Mariano ne pourra amener à bon port.

Désormais, les livrets pâtiront de la disparition de Raymond Vincy. La décennie soixante-dix commence pourtant bien avec la réussite inespérée de Gipsy (1972) créée quelques semaines auparavant à Lille. L'ouvrage, pourtant monté à l'économie, se joue 603 fois au Châtelet avec, il est vrai, un nouveau venu, José Todaro qui se montre un digne successeur de Mariano tant vocalement qu'au niveau de la présence scénique.

La vulgarité s'installera ensuite progressivement dans des livrets écrits à la va vite. Les trois mousquetaires (1974) et Fiesta (1975) n'ajoutent rien à la gloire du compositeur. Volga (Châtelet, 1976) est la dernière grande création dans la tradition du Châtelet avant la reprise du théâtre par la Ville de Paris. José Todaro puis André Jobin permettront à l'ouvrage de se maintenir à l'affiche 19 mois.

C'est fini. Le Châtelet et Mogador se tournent vers d'autres disciplines artistiques. Francis Lopez se rabat vers de petites scènes sans fosse d'orchestre (Renaissance, Elysée-Montmartre et Eldorado), hors d'état d'accueillir des opérettes à grand spectacle. De 1979 à 1994, de La Perle des Antilles à Les belles et le Gitan, ce seront une vingtaine de créations qui se succéderont, interprétées sur des livrets le plus souvent insignifiants et vulgaires, par des distributions et des orchestres réduits ; circonstance aggravante : l'utilisation régulière d'un play-back partiel ou total et de bandes magnétiques orchestrales.

Alors que Vincent Scotto a quitté cette terre en pleine gloire avec un triomphe posthume (Les amants de Venise), Francis Lopez, dont les qualités de mélodiste n'ont rien à envier à celles du compositeur de " J'ai deux amours ", s'est éteint avec une réputation ternie par ses dernières productions.

Heureusement le temps qui passe nous permet de ne garder en mémoire que la " substantifique moelle ". Aussi, Francis Lopez restera dans nos mémoires comme l'un des plus grands compositeurs de musique populaire qu'il soit. Gageons qu'après la période de purgatoire que lui impose aujourd'hui la capitale, ses premiers succès se retrouveront un jour le haut de l'affiche d'une grande scène parisienne.

Francis Lopez est décédé à Paris le 5 janvier 1995.

Francis LOPEZ

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