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JMS MUSIC

Pays : France

Adresse : 18 rue Saisset 92120 Montrouge

Tél : 01 47 35 17 20 - Fax : 01 47 35 99 93


Jean-Marie SALHANI
Jean-Marie SALHANI est né au Caire en 1949. Musicien-Editeur-Homme de l'art
Après avoir suivi des études sans histoires, Jean-Marie devient musicien en tenant la basse d'un groupe de blues-rock, "Solitude". Il appréhende, petit à petit, d'autres aspects du métier en faisant le vendeur chez Cambon Musique. Mais très vite il se passionne pour l'édition et fait ses classes chez Chappell auprès de Georges Roquière, Michel Larmand et Gérard Davoust.
En 1975, il prend son envol et fonde sa propre maison, qu'il spécialise dans la musique instrumentale. Il rencontre à cette occasion de nombreux musiciens de jazz "parisiens" tels que Daniel Humair, Henri Texier, Aldo Romano, Gordon Beck, et très vite il va éditer les ?uvres de ceux qui sont parmi les piliers de cette nouvelle génération du jazz en France, qui se manifeste avec une vivacité aussi forte que diverse. Il contribuera à leur professionnalisme.
Conscient de l'importance du support mécanique pour mieux "exposer" son catalogue, Jean-Marie fonde deux labels discographiques: JMS en 1976 (avec la publication d'un album culte, Amir, d'Henri Texier), puis Cream Records en 1983, qui le projettent ...

Jean-Marie SALHANI

Jean-Marie SALHANI est né au Caire en 1949. Musicien-Editeur-Homme de l'art

Après avoir suivi des études sans histoires, Jean-Marie devient musicien en tenant la basse d'un groupe de blues-rock, "Solitude". Il appréhende, petit à petit, d'autres aspects du métier en faisant le vendeur chez Cambon Musique. Mais très vite il se passionne pour l'édition et fait ses classes chez Chappell auprès de Georges Roquière, Michel Larmand et Gérard Davoust.

En 1975, il prend son envol et fonde sa propre maison, qu'il spécialise dans la musique instrumentale. Il rencontre à cette occasion de nombreux musiciens de jazz "parisiens" tels que Daniel Humair, Henri Texier, Aldo Romano, Gordon Beck, et très vite il va éditer les ?uvres de ceux qui sont parmi les piliers de cette nouvelle génération du jazz en France, qui se manifeste avec une vivacité aussi forte que diverse. Il contribuera à leur professionnalisme.

Conscient de l'importance du support mécanique pour mieux "exposer" son catalogue, Jean-Marie fonde deux labels discographiques: JMS en 1976 (avec la publication d'un album culte, Amir, d'Henri Texier), puis Cream Records en 1983, qui le projettent rapidement dans le club très fermé des grands labels indépendants. Il développe une esthétique ouverte, mais dont la veine essentielle se reconnaît par un soin caractéristique, une atmosphère raffinée, un niveau élevé mais propre à plaire au plus grand nombre ("élitaire pour tous", disait Aragon...). Perfection de la prise de son, recherche d'une touche dans les pochettes et leurs illustrations, qui présentent souvent les musiciens photographiés en situation originale et ironique, par exemple en train de repeindre le plafond et de renverser du blanc partout comme dans un film burlesque...

JMS est à l'origine de nombreux albums remarquables. Ce label se fait remarquer notamment par la révélation du violoniste Didier Lockwood, qui réussit une brillante carrière internationale, et aussi du pianiste Olivier Hutman. Il réussira un très joli "coup" avec le talentueux groupe canadien de jazz-rock UZEB, qui prouvera, par son significatif succès commercial, que le jazz d'aujourd'hui n'est pas toujours cantonné aux audiences confidentielles, qu'il n'est pas nécessairement renvoyé aux marges, avec ce mélange ambigu de dédain et d'admiration qu'on lui oppose ("Ah, oui, le jâzz...!! "). JMS est de ceux qui auront contribué à imposer le respect, même chez les cyniques qui ne jugent la qualité créative qu'à l'aune de son rendement financier. Il leur montre que l'on peut même, à l'occasion, marquer un point sur ce terrain, et que l'inverse est plus difficile. La locomotive doit alors rester solidaire du train, et Salhani ne se laissera pas tourner la tête dans le sens du vent TSF, Martial Solal, André Ceccarelli, le regretté Stéphane Grappelli lui font confiance. Jean-Marie Salhani est "leur" éditeur, il sait assurer auprès d'eux une véritable présence attentive : "L'édition est mon premier et, au bout du compte, seul métier, déclarait il ya quelques années Jean-Marie Salhani au magazine " Notes ". Dans toutes mes activités, je raisonne toujours en éditeur. Quand je produis un disque ou un concert, ma première préoccupation est d'exposer les ?uvres de créateurs qui m'ont fait confiance. Pour mettre en valeur leurs titres, je me dois d'être un éditeur actif. C'est-à-dire quelqu'un qui devance, qui anticipe les événements. Dans le seul but de faire entendre les ?uvres que je défends à travers toutes les sources possibles de diffusion. L'édition est avant tout un artisanat. Un travail de gestion au quotidien de son catalogue, dans le seul souci de valoriser pleinement l'artiste et son ?uvre. Pour ce faire, on se doit d'être très proche du musicien dont on a la responsabilité."

Cette présentation très pédagogique et très juste du métier d'éditeur est tout à l'honneur de Jean-Marie Salhani, promoteur avisé, homme d'enthousiasme et de fidélité, personnalité parfois abrupte et énigmatique, mais aussi chaleureuse, marquée d'exigence et de rigueur pour lui-même comme pour ses partenaires Plus que jamais, le développement de ses activités multiples passe par une présence plus forte à l'étranger. Il déploie dorénavant une stratégie offensive aux États-Unis, en Allemagne, où son savoir-faire devrait être producteur de réussites nouvelles.

Source Sacem,Les Grands Prix 1998